Que faire à Séville
Commencez par les deux monuments qui définissent la ville : le Real Alcázar, un palais royal toujours en activité dont les patios mudéjars rivalisent avec tout ce que l'on trouve à Grenade, et la cathédrale et la Giralda juste à côté — la plus grande cathédrale gothique du monde, couronnée par un minaret devenu clocher que l'on gravit par des rampes conçues pour les chevaux, pas par des escaliers.
De là, marchez (ou louez une barque) autour de la Plaza de España, l'immense place semi-circulaire construite pour l'Exposition ibéro-américaine de 1929, puis montez sur la canopée de bois moderne du Metropol Parasol pour une vue sur la vieille ville. Gardez une soirée pour le flamenco — les tablaos de Séville sont authentiques, pas une reconstitution touristique, et Triana, de l'autre côté du fleuve, est le lieu de naissance de cet art.
Quartiers et où manger
Le Barrio Santa Cruz, l'ancienne juiverie voisine de la cathédrale, est un labyrinthe de ruelles blanchies à la chaux et d'orangers à explorer lentement. De l'autre côté du Guadalquivir, Triana garde un rythme plus authentique et local — ateliers de céramique, peñas flamencas et vues sur le fleuve sans la foule.
Séville a pratiquement inventé la tournée des tapas : commandez du jambon ibérique, du salmorejo (un cousin plus épais et plus riche du gaspacho) et une tortilla española dans une série de petits bars plutôt qu'un seul grand repas assis. Accompagnez le tout d'un verre bien frais de fino, et terminez au Mercado de Triana ou au Mercado Feria pour goûter plus largement aux produits de la ville.
Se déplacer et meilleure période
Le centre de Séville est plat et entièrement praticable à pied, ce qui tombe bien puisque la chaleur estivale rend toute autre option épuisante. Le réseau de vélos en libre-service Sevici et l'unique ligne de tramway Metrocentro couvrent le reste, et l'aéroport rejoint le centre en bus en environ 35 minutes.
Visez le printemps (mars–mai) ou l'automne (fin septembre–novembre), quand les températures sont agréables et que l'air sent la fleur d'oranger. Évitez juillet et août sauf si vous supportez plus de 40 °C, et réservez bien à l'avance pour la Semaine sainte et la Feria de Abril, quand toute la ville se remplit.
Un free tour à Séville, ça vaut le coup ?
Séville récompense qui la lui explique plus que la plupart des villes espagnoles, parce que presque tout ce que l'on regarde s'est construit par couches : une mosquée est devenue cathédrale, un palais musulman a continué d'être remanié pour des rois chrétiens trop attachés au style pour le remplacer, et la Giralda est née minaret avant qu'on lui ajoute un clocher des siècles plus tard. Un guide démêle dans quel siècle on se trouve réellement.
Cela ne fait pas sauter les guichets. Le Real Alcázar, la montée à la Giralda et tout tablao de flamenco se paient à part, et l'Alcázar en particulier affiche souvent complet le jour même au printemps et en été. Réservez-les à l'avance si cela compte pour vous.
Le gain le plus net reste le premier matin : relier la cathédrale, les murs de l'Alcázar et le quartier de Santa Cruz en une seule marche fait que chaque visite ultérieure - le vrai billet pour l'Alcázar, un spectacle de flamenco à Triana - arrive avec du contexte plutôt qu'à froid.
Réservation et pourboire à Séville, en pratique
La réservation en ligne est gratuite et la confirmation indique le point de rendez-vous, en général la Plaza del Salvador près de l'église. Les groupes sont limités, réservez donc un ou deux jours à l'avance au printemps, pendant la Semana Santa et la Feria de Abril, quand les places disparaissent vite.
Le pourboire se donne à la fin et vous en fixez le montant : entre 10 et 20 € par personne est la norme à Séville. Prévoyez des petites coupures, car un coin de rue n'a pas toujours de terminal de carte, et par forte chaleur les guides apprécient de ne pas devoir vous courir après en fin d'arrêt.